[If I walk away from you, my love, could I laugh again?]

[If I walk away from you, my love, could I laugh again?]

|| Archive - Again ||


Long repos. Je ne fais pas grand chose, si ce n'est flâner dans de vieux pyjamas, à me bercer de musique ou de films, de livres. Je savoure les petits instants de vie qui me comblent, simplement. Sans cela, mon imaginaire ne serait pas, et vivre n'aurait plus cette même douceur. La pluie qui vous tombe dessus sans crier gare, mélancolique et frêle. Oui, plus les jours passent, et plus le sir de vivre m'est grand. J'ai envie de flotter, de poser un pied sur l'eau, sans m'effondrer; puis d'effleurer le vent, d'en humer le souffle amoureux de son passage. Observer le ciel, les saisons caressant les mèches trempées enlacées contre mon visage. Se noyer dans les yeux d'un autre, se sentir exister.

Je m'amuse à croire que le fil du temps n'est qu'une grande averse, une grande averse teine de couleurs toutes plus lumineuses les unes que les autres; que les reflets de ses gouttes ne sont que des larmes suces, celles que l'on se plaît à égarer au creux d'une épaule.

Des bras sur lesquels me poser, des bras sans nes sur lesquels aimer. Là, maintenant, à cette heure impossible de la nuit, derrière le voile cendré de mes rêves, j'aimerais un beau printemps, un printemps mouillé, entouré de personnes capables d'aimer. Je n'autorise personne de me briser.

J'ai longtemps eu peur. Peur de respirer, peur de croire et d'espérer. Je croyais qu'en me bridant ainsi, le ciel trop souvent écarlate finirait par se calmer. Mais les peurs n'empêchent pas la souffrance : les seules choses qu'elles font mourir, c'est la vie et sa quiétude. Je n'ai plus peur de la solitude. Je n'ai plus peur des autres. Je n'ai plus peur de moi. Enfin. Avenir, me-voilà.

Another day, just to breathe. ( Je vais bien )

# Posté le lundi 25 juin 2007 21:04

Modifié le mardi 26 juin 2007 06:05

[Protège-moi]

[Protège-moi]

( Ce jour d'octobre, tu es rentrée dans mon monde, pour ne plus en ressortir )


[Placebo - Passive Aggressive ♪]


Je me souviens des premières fois un peu trop timides, parce que mes douze ans, et toi, l'inaccessible lycéenne un peu trop grande. Je me souviens des premiers rires, parce que fuir n'était plus possible. De nos retrouvailles uniques, de ces fins de semaine, attablés à dessiner; parce que c'était devenu l'excuse, l'excuse pour moi de me retrouver au creux de toi. Je me souviens de ton complexe, de ta peur infinie de sembler froide et coincée; de ton image que tu trouvais trop froissée, et dont je m'appliquais à repasser les bouts cornés par ta vie trop exténuante.

Je me souviens de la fin de ces jours. Des longs moments de silence, parce que l'excuse n'était plus là, et que j'avais peur, peur de ne plus retrouver ces moments de complicité, où le chagrin s'effondrait comme un morceau de sucre entre nos doigts mouillés. Ces longs mois de vide, quelquefois comblés par ces instants d'un soir, où l'on s'acharnait à retracer les traits d'un croquis que je ne savais plus voir. Nos au-revoirs.

Et puis enfin, notre réel rapprochement, notre amitié dont je voyais les fils se tisser magnifiquement. Au fil des jours, déchirer le voile qui nous séparait parfois, ce voile qui ne cachait rien sans tout montrer. Nos confidences, sans secrets. Nos disputes, jamais longues, toujours évidentes, parce que mon trop de sentiments, de rêveries, de miroirs et de chagrins.

Aujourd'hui, mon reflet est vide si tu n'y es pas. Alors que je tombe trop souvent, tu es toujours là, pour moi; pour aider le petit homo désenchanté, trop aveugle pour voir où tout cela va le mener, pour lui sécher les larmes qui n'ont à tes yeux plus de raisons de couler. Toi qui console et apaise, qui lit en moi comme dans un rêve. Toi qui me rassure, me console, toi qui me dis d'espérer. Toi qui accompagne mes pas, qui me berce. Toi qui croit en moi, qui chaque jour me réveille, qui me trouve séduisant et a une parfaite idée de mon prince charmant. (Je le trouverai, hein, c'est promis?) Toi qui continue de m'aimer malgré moi.(toi?)

Pour ce que tu es... Je t'aime.

# Posté le mercredi 20 juin 2007 20:45

Modifié le mercredi 20 juin 2007 20:56

[Spleen]


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[Spleen]

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Je recommence à détester ma sensibilité. Après avoir vu Presque Rien, j'ai perdu toute la bonne humeur et la joie qui me transportaient, malgré certaines désillusions, dans un monde dans lequel j'apprenais à évoluer avec quiétude. Tous les sentiments que je rejetaient, en prime l'Amour, je les apprivoisais avec plus de confiance qu'auparavant. Il a suffit de quelques images, de deux personnages, d'une histoire, pour bouleverser l'univers de rires que je me créais. Parce qu'il y est conté le spleen du quotidien, et les réalités parfois dures de sensations qui nous échappent.

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Tout n'était probablement que mascarade et fard dans une vie dans laquelle je trouve finalement peu d'équilibre. Peut-être qu'après avoir beaucoup perdu, amis proches en prime, peut-être qu'après les longs instants teintés de noir, le besoin d'une bulle dans laquelle me protéger, dans laquelle rêver sans s'écorcher, était trop intense pour s'échapper. Peut-être que les premiers éclats ne font que montrer du doigt l'illusion de mes espoirs, et le doux simulacre de mon bonheur présumé.

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Alors à cet instant précis, je me mets à espérer, espérer que j'aurais la force de caresser les failles, de faire disparaître les doutes. Espérer qu'un jour, les gorges nouées ne seront que des cendres laissées à l'abandon d'une lettre écrite au passé. Espérer que les craintes de l'autre, de l'amoureux, du passionné se dissiperont, qu'enfin j'accepte les risques, les tristesses, les jours longs et mornes qui tracent le fil du temps. Alors, pour oublier, je me murmure les mots doux d'un Wise Men's Blues, les désirs inavoués, les secrets évadés. Parce que la passion amoureuse. Parce que les sanglots.

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Il est minuit moins dix. Je remets le film. Les mots coulent bien moins que les larmes. Je ne suis qu'un lâche, triste soirée. I still need someone. Edit : J'ai été incapable de revoir Presque Rien. Je l'ai arrêté très, très vite.

( Quand la peur d'aimer cessera. )


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# Posté le dimanche 17 juin 2007 19:00

Modifié le dimanche 17 juin 2007 19:47

[Happy meal under the moonlight]

[Happy meal under the moonlight]
Moment volé. Tendresse entre deux êtres.

[ On avait décidé d'aller sur les bords d'un château, parce qu'on avait là la plus belle vue des alentours, et qu'à la nuit tombée, on serait à la portée des étoiles. Assis sur le drap, l'un contre l'autre, on se raconte nos secrets, à la lueur de la Lune éveillée. ]

# Posté le samedi 16 juin 2007 16:58

Modifié le lundi 25 juin 2007 21:07

[Hiddeneverland]

|| Nada Surf - Blonde on Blonde ||

Parce que je me laisse trop souvent enlacer par la solitude, je me prends d'affection pour des moments simples; quelques instants doux, qui ne laissent pas suffisamment de place au chagrin pour l'y installer. J'ai terriblement besoin de tendresse. Elle surpasse de loin tous les sentiments, car elle est ivresse et ennivrance : elle efface les propos les plus durs, et panse les blessures... Et quand la réalité m'est encore trop marqe, il me reste toujours un autre monde dans lequel me plonger : les rêves qui chaque nuit, m'invitent à m'échapper...

A chaque fois, c'est le même scénario : à une heure avancée de la soirée, je me cale confortablement dans mon fauteuil, et j'écoute, po. Il me faut toujours ce silence particulier, cette atmospre lente et sourde, qui seuls laissent place à la rêverie, à l'espoir. Puis je cherche avec empressement le film qui me fera chavirer ce soir. ( Parce qu'il est bon de voir se dessiner quelques sourires en cette fin de printemps, là où l'été commence déjà à murmurer... )

Mysterious Skin m'a baisé, et Summer storm m'a fait l'amour. Je suis tombé amoureux de ces films, ( qui par leurs synopsis, me concernaient forcément tous un peu ) au charme rare et effné; alors que l'un est le symbole même d'une sorte d'American Dream désabusé, qui m'a toujours fait fantasmer, l'autre apporte amour ( je me suis passé et repassé plusieurs fois une seule même scène, divine et sensuelle... comme si mon souffle se déposait sur leurs peaux ), et espoir... Et je rêve... Courant dans les flaques d'eau, le rire aux lèvres et les yeux pétillants, courant à côté d'un soleil éclatant. Une pluie chaude et brumeuse et des sanglots qui éclatent, une main, un regard, puis un coeur et un désir qui s'approchent pour murmurer que je suis aimé. Désiré. De la chaleur. Caresse-moi.

( Parce que je suis triste, au fond. La désespérante impression de ne pas compter : oui, j'ai encore des multitudes de choses à déverser. )

# Posté le dimanche 10 juin 2007 20:31

Modifié le dimanche 10 juin 2007 21:12